Sur les traces des Poilus pendant la bataille de Verdun par Clara, élève de 5 e...la suite

(actualisé le ) par Jean-Michel Guilhaumon

Je suis allée à la Citadelle souterraine de Verdun dans laquelle la population et des soldats s’abritaient pendant la guerre. Il y a 7 km de galeries recouvertes de briques . Les plus petites font 2,5m sur 2,5m et les plus grandes, 6m sur 6m.

La population y vivait comme dans une vraie ville mais sous terre. Boulangeries, quincailleries, boutiques de vêtements, la tsf, un central de télégraphe, des machines à eau, des cuisines, des dortoirs, des infirmeries, six magasin de poudre, sept salles de munitions et un mini train pour transporter des choses dans les galeries…

Bref, ils ne manquaient de rien. Ils avaient aussi installé la ventilation pour l’été et le chauffage à vapeur pour l’hiver. Il y avait 28 000 rations de pain par jour. La citadelle abritait 6 000 personnes. Maintenant, la citadelle est ouverte au public et beaucoup de choses sont reconstituées : boulangerie, quincaillerie, boutique de vêtements, cuisine, cantine ou encore le mini train … presque tout. Même le froid est le même. La visite se déroule comme dans une attraction. Nous nous déplaçons dans un wagon pendant 30 minutes à l’intérieur des galeries : vidéo, reconstitution...On s’y croirait presque !
Vers la fin, il y a une reconstitution du moment où l’ on a choisi LE SOLDAT INCONNU parmi 8 dépouilles. Un soldat a compté six cercueils et a déposé un bouquet de fleurs sur le sixième... maintenant l’inconnu repose sous l’arc de triomphe.

Les 7 autres reposent, eux, au cimetière du Faubourgs-Pavé à Verdun.

Le ravitaillement de la Citadelle et du Front de Verdun était amené par la Voie Sacrée. Sur cette voie si un camion s’arrêtait ou tombait en panne on le poussait dans le ravin pour ne pas gêner les autres. On peut voir de nos jours les bornes qui montrent où se trouve La Voie Sacrée.
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La région comporte aussi beaucoup de monuments aux morts

Il y a aussi quelques villages détruits, non-reconstruits, « morts pour la France » ! A Ornes, il y a une église à moitié détruite et quelques ruines sous les arbres.
A Bezonvaux, il ne reste quasiment rien mais on voit quand même quelques pierres et des objets retrouvés, comme des outils ou de la vaisselle, présentés dans du béton. La nature a repris ses droits là-bas et c’est vraiment superbe, avec le petit ruisseau. On voit comment était faite la ville sur des pancartes du sentier. L’endroit est magnifique ! On imagine difficilement la guerre ici.